Lettre à La Tribune de Genève
MAIS QUI SONT, DONC, CES « DAMES EN BLANC » DE LA HAVANE ?
Le passé lundi 3 mai 2010 votre journal préféré a publié en page 2 une photo des Dames en Blanc à la sortie de la messe pour leur traditionnel défilé. . Le pied de la photo indiquait que le gouvernement cubain a autorisé la sortie de ces Dames après quelques semaines de confronta-tion.
Ces Dames habillées en blanc (couleur de la paix) sont les épouses, les mères des personnes condamnés à 15 ou 20 ans de prison, en avril 2003 (dite Printemps Noir de Cuba) pour vouloir faire usage des droits inaliénables de l’homme à penser différent, ou à exercer le journalisme sans entraves dogmatiques du parti unique à Cuba. Pour leur sorties elles sont puissamment armées… des fleurs, le lis étant pour elles le symbole de la paix.
Le délit de ces Dames ? Crier ensemble « Liberté pour mon fils, liberté pour mon mari ! ». A ces cris, une horde bien organisée de la police politique les harcèle avec les pires insultes que peuvent entendre les femmes et face à cela, elles restent tranquilles, sans riposter, dans une attitude très dignes, propre des mères romaines de l’antiquité. Et ensuite la police politique les embarquent « manu militari » dans des cars prévus à cet effet.
C’est sur l’intervention de l’Archevêque de La Havane que ces harcèlements ont disparu pour quelques semaines, mais cela ne pourrait pas durer, puis que le gouvernement ne peut admettre que sa justice soit imparfaite, ou que de contestataires puissent exister au paradis tropical du communisme
Ces Dames ont voulu faire une sortie plus importante pour la commémoration du Printemps Noir de Cuba le 17 avril dernier. Et surtout pour démontrer leur tristesse devant la mort à la suite d’une grève de la faim d’un des condamnés, pour réclamer l’application des droits de l’homme, toujours ignorés à Cuba. Cette fois, elles ont été attaquées violemment par ces grou-pes organisés par la police. Elles déclarèrent aux journalistes étrangers, surpris de voir une telle persévérance et une telle unité dans les cris : « Liberté ! » « Ce qui nous unies, c’est la dou-leur »
Par tout dans le monde, des voix se lèvent pour demander l’attribution du Prix Nobel de Paix pour ces vaillantes et pacifiques femmes.
Reinaldo Gomez.
Président de l’Association Culturelle de la communauté cubaine en Suisse.
Enviada por el autor.
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Bien pour lui et pour la Tribune de Genève.
Muy bien aclarado para los que aún no se enteran.
Una veintena de disidentes cubanos se congregaron hoy frente a la sede europea de la ONU en Ginebra y criticaron el “espectáculo bochornoso” del “maltrato” a las llamadas Damas de Blanco durante su protesta de ayer en La Habana, en el marco del aniversario del encarcelamiento de 75 disidentes en 2003.
Las Damas, que vestían de blanco y portaban gladiolas, como es habitual, se manifestaron con gritos de “libertad” y “asesinos”, al tiempo que los seguidores gubernamentales respondieron “abajo la gusanera” y “que se vayan”.
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